Saguenay: un agresseur sexuel accusé de nouveau

22 nouveaux chefs d'accusation sont déposés contre l'homme qui a fait 5 enfants à sa belle-fille à Saguenay.

L'individu est maintenant accusé de viol, inceste, grossière indécence et attentat à la pudeur à l'endroit de deux de ses soeurs.

Les gestes auraient été commis entre 1968 et 1975 lorsque les présumées victimes étaient âgées entre 4 et 18 ans.

L'homme purge déjà une peine de 6 ans de pénitencier pour avoir agressé sa belle-fille, rappelle Le Quotidien.

Quant aux gestes dont il a été reconnu coupable sur sa belle-fille, la mère de la victime a finalement été accusée elle aussi.

La dame aurait pris part à des actes sexuels avec son conjoint et sa fille entre 1996 et 2013. 

Partager 22 nouvelles accusations contre lhomme qui a fait cinq enfants à sa belle-fille Patricia Rainville Le Quotidien Partager Lhomme qui a fait cinq enfants à sa belle-fille aurait également agressé sexuellement deux de ses sœurs, entre 1968 et 1975. De premières accusations avaient été déposées lan dernier et lhomme devait subir son enquête préliminaire, mercredi, au Palais de justice de Chicoutimi. Mais voilà que de nouvelles accusations sont tombées, cette fois-ci concernant une autre de ses sœurs. Viol, attentats à la pudeur, inceste, grossière indécence ; lindividu qui purge une peine de six ans de pénitencier pour avoir agressé sa belle-fille fait maintenant face à 22 nouveaux chefs daccusation. Tous à caractère sexuel. Lhistoire sordide de cette famille de Saguenay a ressurgi dans trois dossiers, mercredi, au Palais de justice de Chicoutimi. Lhomme qui avait été reconnu coupable dagression sexuelle sur sa belle-fille (cinq enfants sont nés de ces agressions) était de retour en cour pour subir son enquête préliminaire concernant des accusations liées à lune de ses sœurs. En décembre 2017, on apprenait en effet que lindividu aurait abusé de sa jeune sœur alors quil était lui-même mineur, mais également après quil soit devenu majeur. Mais mercredi, la Couronne a informé le tribunal quune autre de ses sœurs avait porté plainte contre lui.

Étant donné que de nouvelles accusations ont été déposées et que la journée était particulièrement chargée au palais de justice, lenquête préliminaire na pu procéder pour le premier cas. Les deux causes ont dailleurs été remises au 13 décembre prochain.

Lindividu, dont nous taisons lidentité pour protéger les victimes, a plaidé non-coupable aux 22 chefs daccusation. Ses intérêts sont défendus par Me Jean-Marc Fradette.

Celui qui purge sa peine dans un établissement carcéral de la Nouvelle-Écosse avait été transféré au pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines avant dêtre conduit à Chicoutimi. Il devra toutefois attendre jusquau 13 décembre pour en savoir plus sur son sort, date à laquelle témoigneront ses deux sœurs.

Les crimes auraient été commis entre 1968 et 1975, alors que les présumées victimes avaient entre quatre et 18 ans.

Lhomme qui est âgé dans le début de la soixantaine avait écopé de six ans de pénitencier en décembre 2016, après avoir été reconnu coupable dattouchements et dagressions sexuelles, ainsi que de voies de fait sur la fille de sa conjointe. Lhistoire avait fait grand bruit, étant donné lampleur des gestes commis, mais surtout en raison de la naissance des cinq enfants. Lhomme avait finalement plaidé coupable, évitant ainsi à la victime de témoigner.

La victime était tombée enceinte à 17 ans pour la première fois, alors que les attouchements avaient commencé lorsquelle navait que 13 ans.

Les enfants nés de cette relation ont été retirés du milieu et placés en famille daccueil. Cest dailleurs lun de ses enfants qui avait mis la puce à loreille des enquêteurs et qui avait mené à ces accusations.

La mère de la victime avait aussi été accusée dagression sexuelle sur sa fille (voir autre texte).

Quant à ceux qui sinterrogent sur le fait que la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) ne soit pas intervenue dans cette affaire, une enquête interne a démontré que le travail avait été fait, mais que personne ne pouvait se douter de la relation particulière entre laccusé et la victime.

La conjointe de lhomme au moment des faits, en loccurrence la mère de la victime, est citée à procès pour agression sexuelle. Au terme de lenquête préliminaire qui avait lieu mercredi au Palais de justice de Chicoutimi, la femme a appris quelle devrait subir son procès le 25 mars prochain. Elle aurait participé à des actes sexuels avec son conjoint et sa fille, entre 1996 et 2013. 

Lenquête préliminaire sest tenue à huit clos, mercredi, durant environ cinq heures. La cause est également frappée dune ordonnance de non-publication, compte tenu de la nature des accusations. Il nest donc pas possible de divulguer ni lidentité de la femme ni ce qui sest dit dans la salle de cour. 

La mère et la victime étaient présentes toutes les deux au Palais de justice de Chicoutimi, mais elles ne se sont pas vues physiquement, puisque la Couronne avait demandé à ce quun paravent soit installé, de sorte que la victime se sente à laise de sadresser au juge de la Cour du Québec, Michel Boudreault. 

À lextérieur de la salle daudience, la mère était appelée à se diriger dans un corridor, afin que sa fille puisse entrer dans la salle sans la voir. La mère pouvait la suivre une fois que sa fille était installée derrière le paravent. La Couronne avait également demandé à ce que la victime puisse avoir en sa possession une poupée de silicone, conçue à des fins thérapeutiques. Cette demande a été accueillie favorablement. 

La victime était accompagnée dune intervenante du Centre daide aux victimes dactes criminels (CAVAC) et de proches. Quant à la mère, elle était accompagnée par un homme. Ce dernier devait également attendre à lextérieur de la salle daudience. 

Lenquête préliminaire a été suspendue à quelques reprises, en raison de lémotivité de la situation. La victime sortait de la salle en pleurs et se dirigeait dans un petit local, toujours accompagnée dune intervenante. 

Lenquête préliminaire sest terminée peu avant 16 h et la cause reviendra en cour en mars.